Mort pour la France

Eugène MÉTAYER  1894/1914

Fils de Bonnaventure, un marin-pêcheur, né à Groix en 1865, marié le 30 septembre 1889 à Groix avec Philomène ADAM, née à Groix en 1868, Eugène MÉTAYER est né à Groix le 17 février 1894, dans le village de Locmaria. Il est le second d'une fratrie de 7 enfants.

 

Commune (et canton) composée d’une île de 4km sur 8  Située à 36 mètres d'altitude et voisine des communes de Larmor-Plage, et Port Louis. 2 352 habitants (5800 en 1914) (appelés Grésillons) résident sur une superficie de 14,8 km² (soit 158,7 hab/km²).  Située à 5 milles de la côte, il se trouve au large du port de Lorient (8 milles).    

 

Son père meurt en 1904, alors qu'il a 10 ans. Comme beaucoup de jeunes adolescents, pour aider sa mère à subvenir aux besoins de la famille, il s'engage à la pêche, comme mousse.

 

En février 1904, il passe devant le conseil de recrutement à Port Louis. Son numéro matricule est le 551 / Lorient. Depuis mars/avril 1912, il est inscrit définitif sur le registre des gens de mer du quartier de Groix sous le n° matricule 2106 / Groix.

 

Il décède le 22 octobre 1914 à 3h, à Dunkerque. Il a peine plus de 20 ans.


 

Sans affectation particulière, en surplus, il est affecté comme un peu plus de 1750 marins de la région de Lorient à l'un des deux régiments de fusiliers marins qui formeront la Brigades des fusiliers marins, dont l'histoire est développée dans une page précédente.

 

Pour Eugène, ce sera le 1er régiment (2ème ou plutôt 3ème bataillon, 9ème compagnie), composé de 1.000 morbihannais) formé dès le 8 août et immédiatement transféré. Il arrive à Paris vers le 15 août. Leur mission évolue rapidement, d'abord le maintien de l'ordre dans les rues de la Capitale, puis la défense du camp retranché de Paris, et enfin venir en aide aux belges, pour barrer la route aux allemands sur le front de l'Yser.

 

Le 21 octobre, les Allemands continuent leurs progrès jusqu’à l’Yser.

 

Le bombardement de Dixmude et des tranchées recommence à 6 h du matin. Pendant l’après-midi, le bombardement devient violent qui déclenchent de nombreux incendies dans la ville. Les compagnies de réserve dans Dixmude sont assez éprouvées. L’Amiral cherche à éteindre le feu des batteries ennemies à l’aide de l’artillerie, mais sans résultat appréciable.

 

Vers 19 h, des renseignements arrivent d’après lesquels certaines tranchées au sud de la ville seraient prises par les Allemands. Ordre est donné de reprendre les tranchées coûte qui coûte. Trois compagnies sont envoyées en renfort et l’artillerie "arrose" les abords immédiats de Dixmude. Après une lutte violente, les Allemands sont repoussés et les tranchées sont réoccupées. A 21 heures, l’ordre est rétabli.

 

Dans la nuit du 21 au 22 octobre, la bataille reprend à Dixmude. On signale de nouveau que des tranchées ont été évacuées au nord de la ville.

 

 

Nécropole nationale de Dunkerque

 

 

A la déclaration de guerre, en août 1914, Eugène MÉTAYER  a un peu plus de 20 ans. Il rejoint le 3ème dépôt des équipages de la flotte à Lorient.

La brigade est transportée en train dans les Flandres, puis elle se dirige vers Anvers où l'armée belge se trouve assiégée A Gand, la brigade s'arrête, la voie ferrée étant coupée au-delà. Ils se battent à Melle, au sud-est de Gand les 9, 10 et 11 octobre pour protéger la retraite des troupes belges ayant évacué Anvers. Ensuite ils décrochent vers Dixmude qu’ils atteignent le 15 octobre après une marche épuisante.

 

Dès le 16 octobre les attaques d'infanterie, mais surtout l'artillerie harcèlent les défenses de Dixmude. Dans la soirée des ordres précis arrivent. L'Amiral Ronarc'h les traduit ainsi à ses hommes "Tenez 4 jours". Cela durera 25 jours; 5.000 belges, 2.000 sénégalais, quelques artilleurs et les 6.000 marins résisteront 25 jours au prix de pertes humaines effroyables.

 

  

Eugène MÉTAYER est blessé au cours de la journée du 21, probablement d'un éclat d'obus. Il est évacué vers Dunkerque.

 

 

Malgré les soins, Eugène MÉTAYER décède le 22 octobre 1914 à 3h du matin à l'hôpital militaire de Dunkerque (Nord), conformément à son acte de décès. La fiche SGA MdH indique qu'il aurait été blessé le 22 et décédé le 24 ?) 

 

Il est inhumé dans la Nécropole nationale de Dunkerque, tombe individuelle n° 962.

 

Son acte de décès porté dans les registres de la commune de Dunkerque est retranscrit le 22 septembre 1915 dans les registres de l'état--civil de Groix

 

Son nom est gravé sur le monument aux morts de la Commune de Groix et sur les "plaques du souvenir" de l'église et de l'écomusée.

hôpital militaire de Dunkerque (Rosendael ?)

 

<<<     Transcription sur le registre de l'année 1915 à Groix

 

Registre de l'état-civil de Dunkerque page 175 de l'année 1914

 

 

la tombe d'Eugène MÉTAYER, sise dans la Nécropole nationale de Dunkerque